Rencontre avec Marylène

Entretien avec Marylène Chartier-Douin, gérante d’ADN

Quels sont vos matériaux de prédilection ?

Nous travaillons l’enrobé, le béton poreux, le béton désactivé, les pavés, le gravier sur plaques alvéolaires… Nous aimons travailler tous les matériaux et nous avons des artisans compétents pour chaque type de matériau. Nous sommes attentifs au budget du client, pour cette raison, nous travaillons souvent l’enrobé car c’est ce qui revient le moins cher.

Quels sont les ouvrages que vous réalisez le plus fréquemment ?

Nous réalisons essentiellement des accès, des cours, des allées… Également des terrasses et des environnements de piscine… Parfois certains clients ont une très grande cour… Il faut présenter quelque chose de joli pour ne pas faire un aéroport devant leur maison !
Pour une approche un peu plus design, nous faisons des mariages de matériaux, comme de l’enrobé avec une partie en béton désactivé, en béton poreux ou en gravier, pour casser l’effet de masse et faire quelque chose d’harmonieux autour de la maison.

Sur quels points portez-vous une attention particulière lorsque vous abordez un nouveau projet ?

Nous nous posons avant tout la question de savoir ce qui est réalisable techniquement ou non. Par exemple, nous pouvons avoir une demande de béton poreux alors que la configuration ne s’y prête pas du tout, ce qui créerait des problèmes de toutes sortes… La configuration doit être étudiée de près avant de proposer un projet.

Ensuite, il y a bien sûr le désir du client… Nous l’orientons vers quelque chose qui sera techniquement possible, nous l’accompagnons et nous lui expliquons nos choix.

Nous abordons notre métier comme les artisans à l’ancienne, la qualité de notre travail et la satisfaction du client nous importent beaucoup. Nous préférons rester proches de nos clients et privilégier la qualité à la quantité ; nous ne travaillons pas au mètre carré. Il nous arrive de conseiller des matériaux sur lesquels nous allons moins marger, simplement parce qu’ils sont dans l’intérêt du client.

C’est pour cette raison que nous ne répondons jamais aux offres publiques car nous ne serons jamais compétitifs. Le public est un secteur où les critères diffèrent et peu importe la qualité du matériau utilisé, c’est le mètre carré qui compte. Combien de fois avons-nous vu du béton poreux tiré au mètre. Mais quand on voit le résultat moins d’un an après, c’est inacceptable ! Aucun particulier n’accepterait ça chez lui. Il n’y a pas le respect du travail bien fait…

Que pouvez-vous dire sur la partie invisible qui fait la qualité des ouvrages ?

Le travail préparatoire est essentiel, il ne faut pas le négliger. Je pourrais comparer ça au travail d’un peintre : vous pouvez mettre la plus belle peinture du monde sur un mur, si votre mur n’est pas prêt, votre peinture ne sera jamais belle. C’est la même chose ici.

Il y a plein de considérations techniques. C’est au cas par cas et chaque chantier est différent. Il faut aussi connaître l’usage que le client va faire de l’ouvrage, si c’est un passage piéton ou voiture.

En premier lieu, il s’agit de prendre en compte l’évacuation des eaux : il faut les capter pour qu’il n’y ait pas de problème de pente ni d’infiltration dans les bâtiments existants, les garages, les dépendances ou la maison. Il y a donc une prise de niveau à faire et à respecter. Il est parfois nécessaire de créer un pluvial pour que toutes les eaux s’évacuent correctement.

Il faut voir aussi comment est faite la maison. Par exemple, si elle est faite en bois, on sait qu’on ne pourra pas s’appuyer dessus et qu’il faudra proposer autre chose.
Parfois, il faudra déconseiller un matériau, comme un béton poreux beige pour un accès voiture, qui sera très vite salissant. Il faut aussi un empierrement suffisant et de qualité, suffisamment épais et suffisamment compacté.

Nous faisons également très attention à l’aspect esthétique de l’ensemble : lorsqu’on fait un enrobé le but n’est pas de voir l’enrobé mais de mettre la maison en valeur. Je fais souvent la comparaison d’une femme trop maquillée où l’on ne voit plus que le maquillage… quand c’est trop, c’est trop ! Ça doit rester naturel et léger pour être esthétique.

Quelle est votre plus grande satisfaction sur l’ensemble du processus ?

Ce qui satisfait le plus l’équipe c’est de voir le résultat fini comparé au chantier sur lequel ils sont arrivés initialement. Ils ont le sentiment du travail accompli. Il n’y a pas deux chantiers identiques mais une grande variété de maisons et d’implantations. Ils passent leur temps à faire des choses différentes et à relever de nouveaux défis. Quand ils repartent et qu’ils voient un beau résultat, c’est un grand plaisir !
À l’inverse, ils sont très déçus s’ils n’assistent pas à la dernière étape et qu’ils ne voient pas le chantier complètement fini : comme lors de la pose d’un vernis sur un béton poreux qui ne nécessite qu’une seule personne alors qu’ils étaient trois ou quatre pour réaliser l’ouvrage. Ils sont extrêmement frustrés s’ils ne voient pas le résultat sans les scotchs et les protections. Celui qui fera le vernis final prendra toujours quelques photos pour les montrer aux collègues, mais ça n’est pas pareil !

Des nouveaux projets chez ADN ?

Oui, il y a pas mal de changements chez ADN en 2019 !

Récemment, trois salariés se sont engagés dans le capital de la société, ce qui a donné naissance à la holding Harmonie Concept.

Parallèlement, ADN devient créateur d’ambiance et diversifie ses activités avec le développement d’un ensemble plus complet d’aménagements extérieurs : éclairage, mobilier de jardin et création d’espaces verts, etc.

Et puis 2019, c’est aussi ce nouveau site internet, plus à l’image de la qualité de nos prestations.

Interview réalisé en avril 2019